Château de Chaux-des-Crotenay

2011

Le programme de 2011 s’est organisé de la façon suivante:

  • Etat des lieux du site et plus particulièrement des maçonneries conservées (couverture photographique) ;
  • Sécurisation du site —interdire des lieux accidentogènes ;
  • Réalisation d’un plan archéo-topographique de l’emprise des vestiges castraux ;
  • Coupes topographiques du site ;
  • Etude pierre-à-pierre) des parements conservés en élévation afin de documenter les vestiges castraux pour leur mise en valeur future ; • Inventaire et localisation des blocs d’architecture ;
  • Recherche de documentation ancienne, exclusivement menée par les membres d’ArchéoJuraSites ;
  • La rédaction du rapport annuel d’opération, comprenant mise au propre des relevés et l’édition d’une synthèse, sera effectuée en bureau.

Résumé de l’opération 2011

En 2011, le programme engagé permet non seulement de conforter connaissances sur les constructions. Les tracés de ces dernières sont à ce jour mal définis puisque non confirmés par des fouilles en sous-sol. Plusieurs nouvelles maçonneries, masquées en 2006 par la végétation de sous-bois, sont maintenant visibles évoquant plusieurs extensions sur une vaste emprise de la colline. Le château a proprement parlé, borné par un fossé taillé dans le substrat calcaire, est outrepassé par l’édification d’une l’éminence. Puis une troisième enceinte est érigée, signalée par une courtine, une tour et un piédroit d’une porte monumentale. Cette dernière est soulignée par un accès pavé. Les débroussaillages de 2011 ont mis en évidence une quatrième enceinte et les franges du probable bourg castral. les précédentes observations mais aussi d’accroître les deuxième enceinte et des casernements à l’opposé de Concernant le travail de prospection sur le château lui-même, la dévégétalisation des parements, l’analyse, le relevé et la description de la plupart des maçonneries conservées ont été traités. Seules les structures traitement en 2011. Dans l’ensemble, les structures étudiées s’avèrent homogènes, à l’exception de deux bâtiments en grand appareil assisé, les autres étant en petit appareil aux assises moins régulières. Enfin, l’escalier à base prismatique dégagé depuis une décennie a été réenfouis par mesure conservatoire. Il a préalablement fait l’objet de relevés. d’une dangerosité certaine n’ont pas fait l’objet d’un La prospection a donc permis de réorienter l’organisation et le tracé des édifices castraux. Le site a priori primitif, juché au sommet de la butte, s’est donc développé sur une vaste partie de la colline, limité par trois autres enceintes successives, où semble prendre appui un bourg castral extra muros.