Château de Chaux-des-Crotenay

2013

L’intervention archéologique Champs-des-Mottes situé sur la commune de Chaux-des-Crotenay (Jura) s’est déroulée sur un seul secteur, la moitié orientale du fossé primitif.

L’investigation 2013 problématique première château en particulier par l’intermédiaire du pont qui enjambait le fossé sec de l’édifice primitif. Précédemment, trois piles du pont dormant ont été découvertes sur la moitié occidentale. Les mesures prises durant l’état des lieux en 2011 présageaient l’existence de trois autres structures porteuses, dont la dernière pour l’éventuel pont-levis. L’excavation menée en 2013 ne valide pas ce premier postulat puisque seules deux piles ont été découvertes. En revanche, la maçonnerie de la probable porterie se révèle en saillie ou flanquée à l’enceinte du château. Ainsi, le pont surplombant le fossé primitif est constitué de cinq piles fondées sur le rocher. L’existence d’un pont-levis n’est actuellement confirmée par aucune structure architecturale, en particulier les rotules ou toutes autres pièces lithiques. Il faut cependant admettre que les volumes soulevés n’ont pas permis d’achever les ambitions premières, notamment en raison des bermes supérieures à ±2 m. La mise en sécurité de ces dernières par un talutage et le volume des comblements pourvus de blocs de très grande taille ont contraint à ne pas achever le programme dans le temps impartis.

Du point de vue de l’architecture, l’étude du bâti montre qu’une différence assez nette se ressent dans les appareils des piles. Il semble donc possible qu’au moins une reconstruction de plusieurs unités a été effectuée, ce qui expliquerait en partie le tracé courbe du pont. Cette hypothèse reste cependant à confirmer après le décaissement entier de l’emprise de la fouille.

Comme l’année dernière, en 2012, le volume colossal excavé en cinq jours a permis de reconsidérer la structure du pont malgré l’inachèvement de l’intervention. Cependant, les données recueillies notamment par le biais de la soixantaine de moellons de très grande taille (supérieure à 400 kg) apportent des informations non négligeables pour l’architecture non seulement du pont mais aussi de la porterie, comme la présence d’au moins un encorbellement dont l’existence était totalement inconnue jusque-là. La poursuite de l’étude en 2014 devrait donc mettre en exergue d’autres renseignements architecturaux par les seuls moellons qui comblent la dernière travée du pont.